C’est une question que vous vous êtes peut-être déjà posé après une journée difficile au travail ou une totale absence d’envie d’y retourner un lundi matin. On est beaucoup dans ce cas !
En France, la souffrance psychique liée au travail touchait 5,9% des femmes et 2,7% des hommes en 2019. En 2026, la santé mentale concerne 43% des arrêts de travail ! Les soignant·es sont particulièrement concerné·es, avec des taux de burnout pouvant atteindre les 45% !
Alors, c’est quoi le burnout ?
Le burnout est-il une maladie ?
Le burnout n’est pas considéré comme une maladie à part entière par la communauté médicale. Il n’apparait ni dans le DSM-5 ni dans la CIM-10, les deux principales références diagnostiques. Néanmoins, depuis 2019, l’Organisation Mondiale de la Santé l’a ajouté à sa classification des maladies en tant que “phénomène lié au travail”.
Le burnout n’est pas à prendre à la légère. Il est fortement corrélé à la dépression et est associé à des troubles gastriques, des troubles du sommeil, des tensions musculaires et une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires.
Comment se manifeste le burnout ?
Le burnout est un épuisement physique et mental, découlant d’une exposition prolongée à des situations professionnelles stressantes.
Selon Christina Maslach, l’une des scientifiques les plus reconnues sur la question, le burnout se manifeste sur trois dimensions :
- l’épuisement émotionnel qui passe par un sentiment de fatigue intense et de perte d’énergie,
- le cynisme à l’égard du travail qui apparait dans une attitude négative à l’égard du travail, un désengagement et de l’irritabilité,
- le manque d’accomplissement de soi, soit l’impression d’être inefficace et une perte de moral.
Ces trois grands symptômes apparaissent l’un à la suite de l’autre. L’épuisement engendre le cynisme et le cynisme réduit le sentiment d’accomplissement personnel.
Aller plus loin
Pour en apprendre davantage sur burnout, vous pouvez lire mon article écrit pour LABOR·AGORA : Burnout, faisons le point.
